Le lauréat du concours de poésie

 

L’écran nous reflète encore
La magie qui panse la peine,
l’hôpital des pans de cœur
et il pleut dans mes cœurs
Je vois des pellicules ce soir,
les générations aussi
assis dans le noir avant la mienne,
attendant patiemment
que l’écran prenne vie.

Il était d’une couleur
il était bleu.

 

Extrait de Nous étions d’une couleur
Kathleen Mezo, Paris (75)

Kathleen Mezo, Festival Bleu Paris 2026 @astrocar.photo

Instagram : https://www.instagram.com/kathleenmezo
Profil comédienne : https://www.filmmakers.eu/fr/actors/kathleen-mezoe
Recueil de poésie : https://lesbonnesfeuilles.fr/kathleen-mezo/je-me-perds-donc-je-suis

Kathleen Mezo
Comédienne et autrice, Kathleen Mezo développe un univers artistique à la fois instinctif et profondément sensible. Depuis toujours, l’écriture s’impose à elle comme une nécessité : une manière de transformer l’expérience vécue en mots, ou en présence scénique.
Son travail explore des thématiques intimes, souvent liées à l’amour, à la perte et à la quête de soi. Elle y mêle une esthétique romantique, parfois teintée de gothique, où se rencontrent passion, douceur et sincérité.
En 2026, elle publie son premier recueil de poésie, Je me perds, donc je suis, aux éditions Les Bonnes Feuilles. Un ouvrage introspectif qui interroge l’identité et les émotions à l’aube de l’âge adulte.
Sa démarche artistique repose sur une écriture profondément ancrée dans le ressenti. À partir de souvenirs précis ou d’émotions brutes, elle laisse d’abord émerger un flux instinctif de mots, qu’elle retravaille ensuite pour en révéler la musicalité et la cohérence.

 

Le bleu
Pour Kathleen Mezo, le bleu est une mélancolie douce, jamais figée dans la tristesse. Une couleur vivante, presque électrique, qui traverse les émotions et les images.
Dans son poème, le bleu devient un point de rencontre entre ses deux passions : la littérature et le cinéma.
Écrit dans un train, au fil d’un voyage, le texte s’est construit dans un état de lâcher-prise, porté par la musique de Cinema Paradiso.
Il en résulte une évocation sensible de l’amour du cinéma, où le bleu incarne l’écran, cet espace de projection des émotions et des souvenirs.